Polestar et Öhlins, deux âmes sœurs

Öhlins est un fabricant de suspensions suédois qui développe des systèmes et composants haute performance pour les secteurs de l’automobile, de la moto, du VTT et des sports moteurs. Nous nous sommes récemment entretenus avec son PDG Henrik Johansson pour parler de la création de suspensions pour véhicules 100 % électriques, de l’importance de son statut « d’or original » et du partage de la scène de Shanghai avec Thomas Ingenlath.

Nous pensons que la mobilité électrique représente l’avenir, et que l’importance des suspensions reste la même, quelle que soit la motorisation.
Henrik Johansson

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Henrik Johansson et j’ai commencé à travailler pour Öhlins il y a près de 25 ans. J’ai dirigé les activités CES pendant quelque temps, j’ai été directeur des opérations et j’ai consacré deux ans à mettre sur pied nos infrastructures en Thaïlande. J’occupe le poste de PDG de l’entreprise depuis cinq ans.

 

Comment la collaboration avec Polestar est-elle née ?

En fait, il s’agit d’une longue histoire. Au début, les composants Öhlins étaient une option du marché secondaire, puis nous nous sommes mis à créer des produits pour les clients d’équipements d’origine. Thomas Ingenlath et son équipe nous ont alors contactés, convaincus que les performances offertes par nos produits constituent un aspect primordial de l’histoire de Polestar. En fait, je me trouvais sur la scène à Shanghai aux côtés de Thomas, lors du lancement de la marque.

 

Qu’est-ce qui fait qu’Öhlins a envie de collaborer avec une marque telle que Polestar ?

Nous pensons que la mobilité électrique représente l’avenir, et que l’importance des suspensions reste la même, quelle que soit la motorisation. En fait, les défis à relever avec les voitures électriques à batterie sont encore plus importants, parce que celles-ci sont totalement silencieuses. Il n’y a absolument rien qui couvre les bruits générés par la suspension ou le châssis.

La marge NVH* d’une voiture électrique est beaucoup plus étroite.

Oui, nous l’avons remarqué.

 

En avril 2019, Öhlins a cessé d’utiliser du chlorure de méthylène dans ses processus de production. Que pouvez-vous nous dire sur cette démarche d’Öhlins vers une plus grande durabilité et un respect de l’environnement accru ?

Nous essayons de suivre le marché et l’industrie. Par exemple, nous sommes d’ores et déjà impliqués dans la Formule E, ainsi que dans la version électrique à venir du MotoGP. Il y a cinq ou six ans, nous avons également travaillé d’arrache-pied pour pénétrer le marché du VTT et du vélo électrique. Comme je l’ai dit, nous sommes convaincus que l’avenir réside dans une mobilité zéro émission, capable de répondre aux besoins de trajets et de déplacements urbains sans pollution environnementale.

 

Outre l’héritage suédois partagé et la collaboration avec CAKE, voyez-vous d’autres points communs entre Öhlins et Polestar ?

Nous n’arrêtons pas avant d’avoir atteint la perfection pour chaque détail, chaque composant, chaque produit. C’est exactement ce que j’ai pu constater chez Thomas Ingenlath et son équipe. Je pense aussi que Polestar et Öhlins, ainsi que CAKE, parlent la même langue nordique en matière de design. Du logo de Polestar aux lignes de la voiture, en passant par l’habitacle, chaque facette correspond à ce qu’Öhlins aime faire.

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L’une de nos couleurs d’accent est assortie à l’or signature d’Öhlins. Quelle est l’histoire qui se cache derrière cette couleur ?

C’est avec elle que Kenth (Öhlin) a commencé. Il a simplement choisi ce qu’il trouvait beau à l’époque. Et il est toujours revenu à son premier coup de cœur. Aujourd’hui, tous nos concurrents, surtout du côté des deux-roues, équipent leurs fourches avant de tubes extérieurs dorés. Il y a dix ans, nous en avons eu assez. Alors, nous avons inventé le slogan « The original gold ». D’ailleurs, celui-ci orne encore plusieurs de nos emballages.

 

Quelques ingénieurs d’Öhlins se trouvaient sur le site pendant que notre équipe testait la suspension. Dans quelle mesure étaient-ils impliqués dans le processus de test ? Ce degré d’implication est-il réservé à Polestar ?

Nous travaillons toujours de la sorte avec les ingénieurs de conduite lors d’un programme d’équipementier. C’est notre procédure standard. Mais avec Polestar, tout coule de source. Nous parlons la même langue, nos ingénieurs se connaissent depuis longtemps, et il y a beaucoup de respect mutuel. Je trouve que c’est un excellent partenariat.

 

Avez-vous déjà pris le volant d’une Polestar 1 ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Et qu’est-ce qui vous a surpris ?

Je suis déjà monté à bord d’une Polestar 1, oui. Son design m’a beaucoup plu. Et ses performances à l’accélération sont impressionnantes. Une voiture aussi grande dotée d’une telle maniabilité et d’une telle réactivité est tout simplement incroyable. En fait, mon véhicule actuel est une Volvo XC60 équipée du pack Polestar Engineered (avec suspensions Öhlins). Même sur cette voiture, Polestar a su créer une sensation de dynamisme et de réactivité. Je trouve que c’est vraiment formidable.

*Noise, Vibration and Harshness ou bruit, vibrations et dureté, c’est-à-dire ce que les occupants perçoivent d’une voiture en mouvement.

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