Polestar Pioneers: Dominique Nzeyimana
Dans cette édition de « Polestar Pioneers », nous discutons avec Dominique Nzeyimana, journaliste, autrice et créatrice du podcast original sur la mode et la culture The Most. Tout a commencé avec un micro branché, un excellent réseau et une intuition encore plus forte. Aujourd'hui, le monde entier l'écoute. La raison ? Son style sans filtre, sa liste d'invités triés sur le volet et sa vision humaine de la durabilité.

De Herentals à Londres. Et puis de retour à Laeken.
« Il existe une photo de moi à l'âge de trois ans avec un magazine Humo sur les genoux », commence Dominique. « Mon cousin était assis à côté de moi, lui aussi avec un Humo entre les mains, mais il le tenait à l'envers. Et pourtant, j'essayais de le lire avec lui. » L'image que Dominique dépeint en dit long sur sa personnalité. Curieuse, obstinée et fascinée par tout ce qui touche à la culture, à la mode et à la musique. Déjà à l'époque. Mais ce n'était pas tout à fait illogique. La podcasteuse a grandi dans une famille chaleureuse de Herentals où la musique était toujours présente. « Lorsque MTV est apparu pour la première fois à la télévision, j'ai tout de suite su que c'était là que je voulais travailler », poursuit-elle. À l'aube de la vingtaine, sans l'aide d'Internet, qui était alors pratiquement inexistant, mais déterminée et encore étudiante en traduction et interprétation, elle part pour Londres et décroche un stage chez MTV Europe. De retour en Belgique, elle a pu commencer à travailler chez MTV Belgique. Deux ans plus tard, elle est devenue Senior Producer.
En 2007, Dominique et son partenaire Stefaan créent leur propre agence de communication : KNOTORYUS. Elle continue à imaginer des scénarios et des concepts de programmes pour MTV Networks Belgium, mais à son propre rythme. Entre-temps, son agence crée des campagnes et du contenu pour des acteurs internationaux tels que Coca-Cola, Nike et Uniqlo, mais aussi pour des marques belges plus discrètes comme Komono et le MoMu. Avec une constante : tout comme Dominique elle-même, ils ont une intuition pour ce qui se passe dans l'industrie de la mode, de la musique et de l'art. Et pourtant, quelque chose continue de gêner Nzeyimana. « Lorsque je réalisais des interviews pour ELLE Belgique ou De Standaard Magazine, les conversations se déroulaient toujours très bien. Mais après coup, je restais toujours bloquée sur certaines pages. Ou alors, des passages étaient coupés », explique Dominique. « Et donc, à un moment donné, je me suis dit : ce serait génial si je pouvais publier l'intégralité de la conversation. » C'est ainsi qu'est né The Most, un podcast dans lequel Nzeyimana fait résolument son propre truc. Juste elle, deux micros et un invité. Dans son loft à Laeken.


J'avais la même chose avec la musique quand j'étais enfant. Une bonne chanson pouvait vraiment changer mon humeur. Le fait que mon podcast ait aujourd'hui le même effet me touche particulièrement.
Une table. Deux casques audio.
En six ans, The Most est devenu un succès international. Le podcast est écouté dans plus de 80 pays et a figuré en 2022 dans la liste des podcasts « Most Shared » et « Most Listened to » de Spotify. Le secret de ce succès ? Le style d'interview de Nzeyimana : hyper personnel et sans jugement. « Les enregistrements se font simplement chez moi, ici, à table. Nous sommes assis face à face, chacun avec un casque sur les oreilles. Sans distractions, sans contrainte de temps. C'est plus une conversation qu'une interview. Je partage des choses personnelles, et eux aussi. Cela permet aux gens d'être vraiment ouverts. »
Dominique a ainsi réussi à faire venir devant son micro Rinus Van de Velde, Inge Grognard et Martine Rose, le cerveau derrière le look Superbowl de Kendrick Lamar. Tous sont des pionniers et des créateurs de tendances dans les secteurs de la mode, de la musique et de la culture en Belgique et à l'international. Les invités sont l'autre facteur déterminant dans la formule à succès de The Most. Dominique est très sélective dans le choix des personnes qu'elle invite. Sa stratégie ? Se fier à son intuition. « Je garde une liste dans mon téléphone. Il s'agit généralement de personnes dont le caractère transparaît dans leur travail. Et qui m'intriguent sincèrement. Mais même dans ce cas, cela peut prendre un an avant que je les invite. Je dois d'abord ressentir une sorte de connexion. »
L'un de ses tout premiers invités fut Walter Van Beirendonck, icône du monde de la mode et héros d'enfance de Dominique. « Walter a confectionné ma robe de mariée. C'est seulement après cela que nous avons commencé à travailler ensemble. D'abord sur ses magazines pour l'Académie de mode d'Anvers, puis sur ses textes pour la Fashion Week de Paris et ses livres », se souvient-elle. « Quand je lui ai demandé, il a immédiatement accepté. Et cela a convaincu beaucoup d'autres invités. » L'un des Antwerp Six qui ouvre le bal, ça compte. Mais ce n'est pas un hasard. Dominique reste fidèle à elle-même. Et cette authenticité plaît. À ses invités, mais aussi à ses auditeurs. « Je reçois des messages et des DM d'auditeurs qui me disent : j'avais vraiment besoin de ça », raconte-t-elle. « J'avais la même chose avec la musique quand j'étais enfant. Une bonne chanson pouvait vraiment changer mon humeur. Le fait que mon podcast ait aujourd'hui le même effet me touche particulièrement. »


C'est ça, la durabilité pour moi. Transmettre autant de connaissances que possible pour que la prochaine génération ait une longueur d'avance.
Une longueur d'avance pour la prochaine génération.
Avec The Most, Nzeyimana a créé sa propre plateforme. Sans agenda commercial ni limite de temps, mais aussi sans moyens importants. « Au début, je n'avais pas le budget nécessaire pour engager une grande équipe. J'ai donc tout appris par moi-même. Je ne connaissais rien au montage ni à l'enregistrement », raconte-t-elle avec franchise. « Lors du premier épisode, un seul micro fonctionnait. Ça m'a tout de suite ramenée à la réalité. Mais on fait avec. » Outre une question budgétaire, c'était aussi un choix idéologique. The Most est totalement indépendant, ce qui permet à Dominique de présenter les histoires de ses invités à sa manière inimitable. Les conversations sont longues, intimes et honnêtes. Elles ne portent pas seulement sur les succès, mais aussi sur le processus créatif avec tous ses hauts et ses bas. « En approfondissant ces sujets, je donne à mes auditeurs des outils et des raccourcis. Pour qu'ils ne commettent pas les mêmes erreurs », explique-t-elle. « C'est ça, la durabilité pour moi. Transmettre autant de connaissances que possible pour que la prochaine génération ait une longueur d'avance. »

Une association naturelle. Et un excellent système audio.
La vision de Nzeyimana sur la durabilité est rafraîchissante. Elle transcende les générations et les industries. Tout comme la vision de Polestar. C'est exactement pour cela que nous lui avons demandé de devenir ambassadrice Polestar. « Au début, je savais surtout que j'aimais ces belles voitures. Mais je me suis également intéressée à ce qu'elles font. Leur utilisation de matériaux recyclés, leur gestion transparente des matières premières via la blockchain, leur attention portée au design et à l'innovation... Tout cela s'inscrit naturellement dans l'histoire de The Most. »
C'est pourquoi Dominique roule aujourd'hui en Polestar 2. « La conduite électrique était une grande nouveauté pour moi. Je me suis dit : « Et si je tombe en panne quelque part ? Dois-je faire des recherches pour savoir où je peux recharger la voiture ? », raconte-t-elle en riant. « Mais tout est tellement intuitif. Grâce au calcul d'itinéraire, je vois immédiatement combien il me reste de batterie à l'arrivée et combien il m'en faut pour rentrer chez moi. » Ses fonctionnalités préférées ? « La climatisation. Elle me permet de régler la température à distance. Un pur luxe pour quelqu'un comme moi qui a toujours froid. Et le système audio, bien sûr. Je ne conduis jamais sans musique ou podcast. »
Que réserve l'avenir à son propre podcast ? Davantage d'épisodes à l'étranger. Des discussions en direct. Voir plus grand, tout en restant fidèle à soi-même. Car s'il y a une chose qu'elle a apprise au cours de son parcours, c'est bien celle-ci : « On peut faire beaucoup de projets. Mais si nécessaire, il faut savoir s'adapter. C'est comme planifier un itinéraire précis ou suivre l'étoile polaire. Tant que vous gardez le cap, vous finirez par arriver à destination. »









